Johnny Hallyday : Escale à Angers

22 novembre 2009

Sans être fan, j’aime bien le bonhomme, sa voix sa présence sur scène. C’est pourquoi j’ai cassé ma tirelire pour aller voir mon premier… et sans doute dernier concert de Johnny Hallyday.

Simplement grandiose… mais pas tout de suite !

Sur les premières chansons, on le sent fatigué, forçant sur sa voix. Mais le temps d’un entracte et ça repart (va savoir ce qui se passe dans les coulisses) ! Une scène extraordinaire comme l’Amphitéa (salle de concert d’Angers) n’en voit pas souvent : 2 écrans géants dont un motorisé, 2 scènes, une passerelle mobile.

Les zicos ? ils pourront tourner tout seuls lorsque leur boss prendra sa retraite. Ils sont tous simplement surdoués. Mon préféré c’est le sosie de Keith Richards, qui tourne avec Johnny depuis au moins 25 ans. Ses deux charmantes choristes et sa deuxième de soutien  valent 100 fois les lauréats des émissions dites de télécrochet. Ils envoient, c’est tout.

Un grand monsieur

Et lui, impeccable tout le reste du concert ; une voix inchangée depuis 20 ans, juste et forte qu’il sait habilement préserver en faisant chanter les passages les plus hauts à son public. le sens de la scène : il sait s’arrêter au bon moment  pour discuter - pardon -  “communier” avec ses fans, prend son temps, balance avec un rictus ses bouteilles d’eau dans la foule. Un grand monsieur ce Johnny.

Sans doute une de ses meilleures tournées, où il n’insiste pas sur ses 2 ou 3 derniers albums, commerciaux et insipides. Juste ses meilleurs tubes, vous savez, ceux qui donnent des frissons à 4 générations de français : l’Envie, Tennessee, etc. Une partie acoustique sympa, le temps d’un retour musical 30 ou 40 ans en arrière.

Je ne suis pas un fan invétéré (je n’ai pas encore de tête de loup tatouée sur la fesse droite) mais il va quand-même me manquer quand il sera à la retraite.

La Corse en automne…

14 novembre 2009

…serait-elle plus accueillante qu’en été ? Pour le vérifier on peut dire que cette année j’aurais été gâté. Sur un presque coup de tête je suis retourné sur mon ile avec comme objectif bien précis d’aller découvrir ce qui se cachait là bas, un peu plus haut sur la gauche.

Ce fut donc l’occasion d’aller à la découverte de paysages inédits pour mes yeux, les pozzines, ou pozzi en langue corse. Il s’agit d’une vallée, au delà de la station d’Ese où, entouré de montagne, est posé  un moelleux tapis d’herbe. Ce tapis, sorte de tourbière,  est formé par l’agglutination de terre sur une surface humide, donnant au final cette prairie ponctuée de tous d’eau et ruisseaux sortis de nulle-part. Ce n’est pas un marécage, on peut sans souci gambader et s’allonger sur ce sol aussi confortable que les meilleurs matelas en mousse.

Je vous propose donc un aperçu de ce paysage, même si la photo ne suffit pas à ici apprécier ce petit bout de monde. Et puis comme je n’ai pas fait que ça, vous trouverez pèle-mèle de belles couleurs d’automne posées sur une presqu’ile où enfant j’accompagnais mon père à la pêche à la rascasse, puis sur le golfe de Porto ou encore un soleil léchant avant son sommeil les Iles Sanguinaires.

Oh, vous n’en verrez qu’une image, mais moi j’en ai mangé après tant d’années où leur texture granuleuse et leur gout restaient enfouis quelque part dans ma tête, je veux parler bien sur des arbouses…

Pour les randonneurs, comment se rendre aux pozzi :

ballade 4 à 5h AR, débutants - Balisage rouge/orange et cairn (monticules de pierre) tout au long du parcours.

Montez en voiture jusqu’à la station du val d’Ese, 1h15 en partant d’Ajaccio, en tournant sur la D27A à l’entrée de Bastellica. Laissez votre voiture sur parking en terre de la station, les cochons sauvages se chargent du gardiennage :-).

Longez les premiers baraquements qui mènent jusqu’au grand téléphérique (celui qu’on voit en regardant au nord en arrivant à la station).

Suivez les poteaux de métal jusqu’au sommet, environ 1h de montée. Une fois passée la cabane à ski délabrée et le dernier pylône du télésiège, dirigez vous sur votre gauche vers la crête de Scaldasole (attention, un balisage vers la droite mène à un refuge, mauvaise direction !)

Suivez le sentier de crête (1/2h) ; un gigantesque cairn vous invite ensuite à entamer la descente vers la vallée, sentier abrupte et glissant (1/2h) ! Vous apercevez enfin la vallée et ses petits trous d’eau. Finissez votre descente et profitez !

Le retour peut s’effectuer par le même chemin, ou bien en descendant la vallée, par la bergerie des pozzi. Un sentier menant au refuge puis longeant un cours d’eau dans une autre vallée vous ramènera à bon port (je ne l’ai pas essayé).

Je vous invite à consulter la carte IGN sur le site www.geoportail.fr, chercher la commune de Bastellica.

En passant, attardez-vous sur 2 filons rocheux intéressants, l’un au début de la 1ère montée où vous découvrirez des pierres vertes lisses, brillantes, belles mais dont je ne connais pas le nom. En voici une photo de mon cru :

img_03281

Un deuxième filon moins spectaculaire au début du sentier de crête, roche renvoyant des reflets vert foncés à la lumière naturelle.

Petite devinette photographique

14 septembre 2009

D’après-vous que sont ces petits amas blancs dans l’herbe sur cette photo (un peu floue je vous l’accorde mais il y avait du vent) ?

devinette1

Réponse dans la suite de l’article…

Lire le reste de cet article »

Et maintenant une page de publicité

27 août 2009

Horreur ! Une bannière en antichambre du Gablog, seul blog indépendant du Gabistan ! Vais-je encore oser révéler l’histoire vraie des zinzins de l’espace saison 2 ?

Pas de panique, je n’ai pas succombé à la promo à 10 cents les 12000 clics et ne gagne donc pas un rond là dessus. C’est juste un réseau d’échange de bannière : pour chaque bannière affichée sur mon site la mienne est affichée ailleurs.

Pour ceux que ça intéresse, voici le lien vers le réseau d’échange de bannières :

[MAJ] Prochainement dans vos assiettes :

20 juillet 2009

rien

5,5%

Regardez bien ces chiffres car… trop tard, ils ont disparus des menus et des plateaux… télévisés.

Je rumine depuis le 1er juillet la baisse de TVA dans la restauration. Ce billet sera agrémenté sous peu de tout le bien que je pense des restaurateurs…

[Maj 19/08/2009]

A y-est, je suis prêt à me mettre à table !

Depuis 2 mois j’écume les restaurants ; non pas que j’écrive un guide gastronomique, mais tout simplement parce que le midi au boulot je mange au restau. Et comme en été ceux-ci ferment à tour de rôle il est facile de se laisser entrainer dans tel autre bouiboui. Je crois avoir au final un panel assez complet, de la bonne cuisine ouvrière jusqu’à la chaîne de grill-au-feu-de-bois l’éventail est large. Quelques week-ends passés en des coins touristiques élargissent le tout.

Et le constat est navrant : si 100% des restaurants ont bénéficié de la TVA à 5,5%, on peut sans doute enlever les 2 zéros pour ceux qui ont réellement joué le jeu.

Cas n° 1, les faux-culs

Oh oui ils ont mis le bel écusson bleu gouvernemental “La TVA baisse, nos prix aussi”. Allez, ouvrons la carte. En effet la menthe à l’eau, la glace 2 boules, la pizza-que-personne-prend et la bouteille d’eau ont bien baissé, mais… rien du côté du menu du midi, pourtant best-seller. Eh bien oui, il faudrait être c** pour baisser le prix d’un produit qui de toutes façons va continuer à se vendre. Faisons donc le calcul.

Soit un menu entrée-plat-dessert dans une cantine ouvrière, à 12 €. Avant le 1er juillet, le patron reversait à l’état 1,96 €. Depuis le 1er juillet il n’en reverse plus que 0,63 €, soit une différence de 1.33€. Admettons que ce restau soit passant et bien côté par ses clients et habitués, qu’il fasse donc 30 couverts chaque midi, cela nous fait à la fin du mois (base de 20  services) 798 € bruts tout droit dans la popoche.

Euh chef, tu veux bien baisser la TVA sur mon salaire ??

Cas n°2, les super-faux-culs

Idem cas n° 1 mais avec le discours innocent “ouiiii mais vous comprenez, on n’avait pas augmenté nos prix depuis 2 ans”… on peut tailler cet argument en julienne avec la baisse du prix des matières premières.

Cas n°3, les rois de la communication

Ceux-là jouent la transparence avec un encart dans la carte expliquant qu’ils n’ont pas baissé leurs prix mais qu’à côté ils ont embauché 1 ou 2 apprentis. On les croira volontiers et on ne peut que les applaudir.

D’autres surement s’en battent les flancs, n’on ni baissé, ni embauché, ni fait croire quoi que ce soit. Je n’en ai pas vu. Les chaînes de restauration ont apparemment joué le jeu en répercutant tout ou partie de la baisse de TVA sur la carte. Ces enseigne ont tout à y gagner car elles communiquent massivement sur ce geste et gagneront peut-être des clients déçus par leur restau de quartier.

Le prix de mon repas de midi dans mon restau préféré à Angers n’a pas baissé et je le regrette. Notre gentille serveuse non plus n’a pas été augmentée. Mais malgré tout j’y retournerai car ce n’était déjà pas cher et bon.Là c’est mon estomac qui commande…

Rappelons que les contreparties demandées par le gouvernement ont été insigifiantes et surtout sans aucun engagement. Eh oui ma bonne dame, il n’y a qu’une règle qui régit tout en France : les prix sont libres. Les ministres concernés ont beau jeu de dire “On va contrôler et ça va chier”, tout coincés qu’ils sont dans leur costume Smalto, ils ne peuvent rien intenter contre personne. J’espère juste que le Fouquet’s a lui augmenté ses prix, histoire de rigoler un peu.

Ces cadeaux fiscaux, ressemblent aux subventions pour la construction d’une usine qui se délocalisera 2 ans plus tard. Il me semble que nous sommes très doués en France pour signer des chèques en blanc dès lors que les lobbys font leur travail. Nos codes civil, pénal, etc… sont bourrés de lois inutiles tout en oubliant l’essentiel : les cadeaux fiscaux sont accordés grâce au travail des français qui remplissent comme ils le peuvent les caisses de l’état. Des jalons seraient bienvenus pour en contrôler le “retour sur investissement”

Tiens, je vais entreprendre la création du lobby des Galipeurs qui aura pour mission de faire baisser la TVA sur les disques de François Perusse et sur les DVD de Dr House puisque c’est comme ça !

Retour en Corse

20 juillet 2009

Allez, je vais gaver mon Belogue de quelques clichés tout récents. J’ai la chance de pouvoir profiter certaines années de vacances en Corse. Natif de l’Île et y ayant vécu j’ai forcément des attaches que seuls les “expatriés” peuvent comprendre. Oui c’est lorsqu’on vit dans une région qu’on en mesure le moins sa richesse ; encore que la Corse doit faire une certaine exception à cette règle.

Vous trouverez dans cette galerie quelque chose de plus que du beau sable, même si mon coup de cœur restera cette année la plage de l’Ostricone près d’Ile Rousse et  sa vallée aux apaisantes couleurs de Toscane qui s’y jette. Gageons que plus d’une aquarelles ont été inspirées par ce paysage.

N’oublions pas la forêt et les cascades d’Aïtone, le plateau d’Ese, station de ski (eh oui !) verdoyante en juin et quelques clichés sur le vif qui ont mis à l’épreuve mon compact Lumix TZ-3. Désolé pour ce milan, majestueux rapace du nord de l’île pris d’un peu loin  “à la volée”.

Découverte : la fête de la vapeur 2009

7 juin 2009

C’était en avril 2009, j’ai découvert totalement par hasard qu’une grand messe de la vapeur se tenait tous les 3 ans dans la baie de somme. Ce fut l’occasion pour moi de me replonger quelques années plus tôt, chez mes parents, où ma chambre ressemblait parfois à une garde de triage.

Moi au milieu des Amis du Petit Anjou (photo blog AAPA)

Mais là comme le dirait un enfant, “c’était pour de vrai”. 2 jours à en prendre plein les mirettes, à voir passer et surtout à voyager dans des convois plus que centenaires où l’odeur de houille s’instille dans les narines qui dépassent de la fenêtre d’un wagon de 3ème classe.

Sur une ligne métrique toujours en exploitation, des dizaines d’engins à vapeur de France et d’Europe et quelques engins à moteur thermique (telle la draisine de l’association angevine des Amis du Petit-Anjou) sont venus en ce dernier week-end d’avril se croiser aux gares de Saint-Valery-sur-Somme, le Crotois, Cayeux et Noyelles. Un chassé croisé digne des grands départs en vacances orchestré par l’association du Chemin de Fer de la Baie de Somme (CFBS).

Assez parlé, place aux photos de cet événement, engins, ambiance, sans oublier les magnifiques paysages de la baie de Somme que j’ai pu découvrir lors de ce week-end.

Un grand merci à Cyril pour l’organisation de cette virée ! Et merci aux Amis du Petit Ajou pour m’avoir gardé sur une de leurs photos souvenir.

Il parait que les trains roulent sur des rails…

9 mars 2009

Cela fait 2 jours que je trépigne devant les infos alors il fallait que je me lâche dans mon blog. Un drame secoue le nord de la France. Un groupe d’inconscients s’est perdu au sortir du Stade de France et n’a rien trouvé de mieux que de traverser un portail orné d’une clôture de 3 m pour longer une voie ferrée, chemin qui devait hypothétiquement les mener jusqu’à leur bus. Résultat : 2 morts. Bravo aux guides !

Ce tragique accident aurait pu en rester là, la bêtise humaine fait des milliers de morts chaque jour.

Mais de voir les médias passer toutes leur unes sur ce qui n’est rien de moins qu’un fait divers cela me dépasse. Et vas-y qu’on interviewe des experts en voieferrologie qui nous expliquent que la SNCF est peut-être responsable d’une serrure mal fermée. Et le grand père d’une des victimes qui en rajoute derrière en demandant les excuses de ladite entreprise publique. Rien que ça !

Mais bien sûr, allons-y, la SNCF est responsable d’une serrure mal fermée (peut-être vandalisée, l’enquête le dira), aussi de ne pas avoir  électrifié les clôtures (avec la même tension que les caténaires, ça aèrerait le neurone de certains).

Suivons donc cette logique, puisqu’il faut maintenant de l’assistanat à tous les niveaux de notre vie. Barbelons les abords d’autoroutes parce que personne ne sait que c’est dangereux de traverser, mettons des miradors chargés de tirer sur ceux qui s’approchent trop près du bord des falaises d’Etretat, ou encore rappelons lors de la présentation des consignes de sécurité avant le décollage d’un avion qu’il est interdit d’ouvrir la porte de sortie, même pour pisser sur les nuages. J’ai même une proposition encore pour la SNCF qui devrait poster un clown à chaque passage à niveau pour expliquer que lorsque la barrière se ferme, c’est peut-être qu’il y a une raison.

Ce fait est révélateur du laisser-aller de toute une génération aussi prompte à faire un procès pour un café trop chaud qu’à allumer la lumière quand il fait sombre. Mais bon sang, nous avons derrière nos yeux un entrelas de matière grise pesant au bas mot 1350 grammes. Vous ne pensez pas que là dedans il y a au moins 10 grammes pour la jugeotte ?

La vie cachée de Rachida DATI

9 décembre 2008

Révélations exclusives  :

J’ai par hasard retrouvé ce soir une trace de la vie passée de notre ministre de la justice, Rachida DATI. Saviez-vous qu’avant la trépidant mais éprouvante vie politique et ses malheureuses bagues à 15000 € elle a tenté sa chance en tant qu’actrice ?

Ce fut éphémère puisque les seules archives dont nous disposons ne la montrent qu’en second rôle, mais tout de même aux côtés du grand Clint Eastwood. Elle joue donc le rôle d’une inspecteur en second avec “Harry CALAHAN” de police dans”L’inspecteur Harry ne renonce jamais”.

Et en voici la preuve :

De la à dire que la plupart des acteurs ayant embrassé une carrière politique n’ont pas été brillants par la suite…

Travailler plus pour travailler plus

24 juillet 2008

Un de mes premiers billets concernait la valeur du travail et ma vision de ce que c’était de “se rendre au travail”. Cela fait un an désormais que nous sommes dans une soi-disant ère de rupture, dixit Notre Président (mettre la main droite sur le coeur). Mais au final, celui qui voulait redonner de la valeur au travail, de la reconnaissance à cette France qui se lève tôt, celui en qui j’ai cru pendant environ 1 heure après son élection et en qui j’ai perdu toute confiance après l’avoir vu entrer au Fouquet’s “chez son ami” ; oui celui là est à mes yeux en train de dévaloriser le mot T R A V A I L.

Et que se passe-t’il depuis 1 an. Etre culpabilisés, ça oui je crois qu’on l’a tous étés. Les salauds de vieux qui veulent partir à 60 ans à la retraite, les faignasses d’ouvriers qui peuvent bien visser des boulons 39 heures au lieu de 35, les chômeurs, qui après tout s’ils sont au chômage c’est qu’ils l’ont cherché, etc… Bref tous les discours mis bout à bout depuis 1 an et pris au mot ramènent à la même conclusion : il y a 60 millions de français qui ne comprennent rien au travail, donc on va leur apprendre.

gensLeur apprendre, oui mais par quels moyens ? Oh oui ils vont gagner plus en travaillant plus, chouette, Alléluia ! Je suis certains que les salariés de BOSCH sont du même avis, à une nuance près : travaillez plus… il manque juste la fin du slogan.

Et en cette période estivale où même notre cerveau tourne au ralenti, qu’est-ce qui se glisse dans le lit des cadrs français ? 235 jours de travail annuel au lieu de 218. Du grand n’importe quoi. Non contents de travailler 70 heures par semaine, notre gentil personnel d’encadrement va maintenant avoir la chance (dixit le ministre du travail) de faire une croix sur les rtt (ou les jours fériés, au choix). Et tout ça pour pas un rond de plus. On connait la représentativité syndicale des cadres, donc nul doute que cette réforme va passer à la rentrée comme une lettre à la poste (si eux ne font pas grève).

Et là nous somme en plein dans le déni de promesse présidentielle, où les cadres vont pouvoir travailler plus pour pas un rond… Ah pardon, ils économiserons sur les frais de départ en vacances… Merci Monsieur le gentil ministre.